Les gracieuses petites histoires

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 [Nouvelle] Mon cher voisin

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MessageSujet: [Nouvelle] Mon cher voisin   Mer 13 Avr - 9:34

Ce soir, elle déprime. Elle est seule. Elle a vu encore ces publicités sur les enfants. Ne pas y penser. Ne pas faire un blocage. Ne pas ci, ne pas ça. Mais qu'on lui foute la paix ! Est-ce qu'ils savent ce que c'est de passer par ça ? Attendre autant d'années avant de tomber enceinte pour un échec. Puis plus rien. A part des cicatrices. Et la douleur, le vide, les espoirs anéantis. Il n'est pas là. Il n'est jamais là. Ça va passer a-t-il dit. La gynéco a dit de penser à autre chose. Seul le sport peut la soulager et encore. Elle évite le mercredi matin pour ne pas voir les bébés nageurs, le jeudi soir pour les cours pour enfants. La dernière fois, elle a déchiré un faire-part de naissance de colère. Une autre qui était fière d'annoncer qu'elle avait un enfant. Elle, elle n'a rien. Que du vide et de l'espoir. Enfin s'il est encore permis. Il faut attendre. Attendre quoi ? Pour quoi ? Son mari ne veut pas adopter. Elle se sent seule. Elle n'a personne avec qui partager. Elle en a assez de ces théories qu’on lui assène, t’y penses trop. Je connais quelqu’un qui… Ca va venir tout seul, faut pas y penser. De ces gens bien-pensants qui donnent des leçons mais qui n'y connaissent rien. Que celui qui n'a jamais eu mal lui jette la première pierre. Que celle qui compte les jours dans le calendrier lui fasse un câlin. En signe de soutien. Elle regarde  la fenêtre. Le rideau est levé. Il est seul. Elle sait qu'elle peut l'appeler si elle le veut. C'est devenu leur code. Elle est jalouse, l'autre. Enfin de quoi peut-elle se méfier ? Ils sont juste amis. Elle est mariée, elle n'a pas envie de se mettre d'autres ennuis sur le dos. Elle en a déjà assez comme ça. Mais... Parler avec lui la soulage. Il la comprend. Elle décroche le téléphone et l'appelle. Juste cinq minutes. Ce sera toujours ça. Après, elle verra. Elle trouvera bien un film à regarder ou des sites à consulter sur le net.

"- Allo, che m'appelle Marie-Chantal et che vends des plumoches"

Georges rit.

"- Merci Marie-Chantal, mais je suis déjà équipé en plumeaux. Ma voisine m'en a prêté un la semaine dernière.
- Che le momenche de lui en rachetteche
- Che vais y réfléchir. Comment vas-tu ma belle ?
- A vrai dire, je m'ennuie...
- Tu n'as rien de prévu ce soir ?
- Non, malheureusement
- T'es malade ?"

Johanne rit

"- Non, je crois que j'avais prévu de travailler sur mon article mais l'inspiration ne vient pas.
- C'est qu'il faut te changer les idées alors. Tu veux des idées de film ?
- Sais pas. Qu'est-ce que tu as vu dernièrement ?
- Eh bien j'ai téléchargé un super thriller à te faire froid dans le dos
- Tu me proposes ça alors que je dois rester seule ?
- Mais tu as un super voisin qui te défendra, ironise-t-il
- Me voilà rassurée, en effet !
- Il fait d'excellents cafés, ce voisin
- Il est disponible ce soir ?
- S'il peut passer par la porte arrière, ce devrait être possible
- Je prépare les tasses ! S’exclame-t-elle

Il arrive gaiement en chantonnant : "- Grand-Père sait faire un bon café, grand-père... Mais qu'est-ce que... "

Il la regarde, interloqué. Elle se regarde, surprise. Elle porte une jupe courte à motifs, un chemisier blanc, rien de plus classique. Ses chaussons en lapin, il les a déjà vus, même sur la terrasse alors qu'il était venu prendre l'apéritif avec sa femme.

"- Qu'est-ce qu'il y a ? S’effraie-t-elle
- Euh rien... Tu as l'air... fatiguée, dit-il d’un air évasif
- Je le suis en effet, soupire-t-elle
- Tu dors bien en ce moment ?
- Pas vraiment, non, répond-elle, en regardant ailleurs
- Tu veux en parler ?
- Tu sais... Je vais te raconter et pleurer et je ne vois pas ce que ça va arranger.
- Que tu as une épaule pour pleurer et que je te consolerais avec un bon café, lui répond-il d'un air enjoué
- S'il te plaît, j'ai juste besoin de me changer les idées. Je voudrais ne pas y penser. Juste une soirée.
- Ca doit être dans mes cordes."

Elle lui sourit et lui fait une bise sur la joue. A-t-il rougi ? Elle ne saurait le dire. Mais il se précipite dans la cuisine pour faire le café. Il fait même tomber une tasse. Il revient penaud, chercher la balayette. Elle éclate de rire et va l’aider à ramasser les débris.

"- Je crois que Marie-Chantal pourra me vendre aussi des tasses
- Vous serez puni, m'sieu voisin ! s’amuse-t-elle
- Je t'offrirais un service pour ton anniversaire
- Bah, t'inquiète, c'est des vieilles
- Quoi ? Des vieilles tasses pour ce fabuleux café ?" rétorque-t-il avec un air faussement outré

Elle éclate de rire et le regarde avec des yeux qui pétillent. Il rougit et la regarde avec un air indescriptible. Il termine la préparation du café pendant qu'elle va chercher des gâteaux secs.
Ils sont devant la télévision. Une clé USB est branchée sur le lecteur mais aucun des deux ne suit réellement le film. Ils discutent. Le café a laissé place à l'absinthe.

"- Je suis pompette, ça fait longtemps que ça m'était pas arrivé, s'exclame-t-elle en riant toute seule
- T'inquiète, je suis pas mieux. C'est costaud ton machin
- C'est mon mari qui en a ramené, mais il n'en boit jamais
- La petite sœur ?
- Allez ! On n'a pas loin à aller, après tout !"

Il lui ressert un verre et boit une gorgée du sien. Il la regarde en se rapprochant. Elle ne réalise pas vraiment sur le coup, toujours dans l'allégresse de l'alcool.

« - J’aurais peut-être le courage de t’avouer quelque chose.
-        Ah oui, quoi ? Que tu deales de la drogue ? J’ai vu ces gens qui viennent chez toi le soir ! » lui dit-elle avec un doigt menaçant

Il rit et la regarde. Il attrape son doigt pour la taquiner.

« - Non mais tu sais que j’attendais ton appel ce soir.
-        J’te manque tant que ça ? »

Il ne rit plus et garde son doigt dans les siens. Il lui sourit et se rapproche.

« - J’espérais que tu n’aurais rien à faire ce soir puisque j’étais seul moi aussi. »

Elle le regarde, surpris, le verre toujours en l’air.

« - C’est une blague, hein ?
-       Non, pas vraiment. Enfin pas du tout, même. »

Elle déglutit alors qu’il la regarde intensément.

« - Allez, on a bu. Demain, on se rappellera de rien ou on n’en parlera plus pis c’est tout.
-       J’ai déjà des aventures tu sais. Pas tout le temps, mais quand je ne tiens plus, je vais sur un site et je rencontre une femme pour un soir. » continue-t-il.

Elle finit son verre d’un coup, estomaquée

« - Pardon ?
-   Je n’ai plus fait l’amour avec ma femme depuis 18 mois. Ca fait pile 18 mois aujourd’hui.
-   Je… Je ne savais pas. Vous avez l’air d’un couple heureux, balbutie-t-elle, gênée
-   En façade oui, pour les enfants
-   Mais en plus, elle est jalouse comme un pou !
-   Je sais, répond-il d’un air triste
-   Alors comment tu fais ?
-   Je ruse. Parfois, j’ai une réunion tard au boulot. Tu te rappelles le séminaire de 3 jours en baie de somme ?
-   Ben oui, tu nous as envoyé une carte.
-   J’y étais avec une collègue »

Elle manque de s’étouffer en entendant la confession.

« - Une collègue ? T’es con ou quoi ?
-       Ne t’inquiète pas, elle est discrète. Elle aussi est mariée et ne veut rien de plus
-       Mais pourquoi tu me racontes ça ?
-       Parce que je suis beurré… Et que j’aurais pas eu le courage de te dire comme tu me plais sinon. »

Elle se raidit mais elle reste près de lui. Il a passé son bras autour de ses épaules. Ils sont de plus en plus proches physiquement. Elle ne sait que faire, partagée entre l’envie de voir où ça pourrait aller et celle de tout arrêter parce que ça ne se fait pas… De coucher avec son voisin juste pour voir. Elle reste contre lui, le laissant lui caresser le bras sans rien dire. Il continue.

« - Tu me plais depuis le premier jour quand j’ai vu ton tissu s’ouvrir sur ton corps. T’es tellement jolie… »
Il se penche pour l’embrasser dans le cou. Elle frémit à cette intimité, serrant son verre. Il semble toujours s’intéresser au film mais il regarde son profil dans le noir. Elle est troublée. Absinthe ou ses regards et ses mains qui errent sur son corps ? Elle ne sait mais elle ne l’arrête pas. Elle est de plus en plus attirée vers lui et tourne son visage vers le sien. Il a une hésitation et semble lui demander « T’es sûre ? »
Sur l’instant, elle s’en moque. Elle s’approche pour recevoir son baiser. Il s’approche pour toucher ses lèvres. Il les dépose doucement sur les siennes, passant sa main dans ses cheveux. Il l’embrasse presque tendrement, avec une délicatesse qu’elle ne lui connaît pas. Sa main explore rapidement son corsage, le soutien-gorge est dégrafé, le corsage relevé. Il descend vers sa poitrine pour la dévorer avec avidité. Il l’aide à le retirer et commence à descendre vers sa jupe pour la retirer aussi. Il redresse la tête et lui demande.

« - T’as des capotes ? »

Elle éclate de rire, mais d’un rire presque hystérique.

« - Ça fait dix ans que j’essaie d’avoir un enfant. Peut-être que toi tu sauras m’en faire un viable que je ne perds pas ou qui reste pas dans une de mes trompes. » et éclate en sanglots.

Il se redresse, surpris et la prend dans ses bras. Il a compris. Il la berce doucement dans ses bras, elle ne sait plus s’arrêter comme si elle vidait toute la douleur de ces dix années écoulées.


Dernière édition par gracieuse le Dim 13 Nov - 7:52, édité 2 fois (Raison : Modifications du titre)
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MessageSujet: Re: [Nouvelle] Mon cher voisin   Mer 13 Avr - 9:36

Il descendu à la cave pour choisir du vin.

"- Jo ! Tu peux venir voir un truc ?"

Johanne se lève un peu surprise, s'excusant auprès de la personne avec qui elle discutait pour aller prêter main-forte à l'homme qui ose demander une assistance en public. Elle descend rapidement.

"- J'arrive, tu ne trouves pas ?"

Georges l'attend et la regarde avec un sourire qui en dit long.

"- Qu'est-ce que tu... s'étonne Johanne"

Il l'attire à lui et l'embrasse fougueusement sans lui laisser le temps de terminer.

"- J'avais juste envie de ça..."

Ses mains sont déjà posées sur ses fesses, il se colle à elle et la regarde dans les yeux.

"- Ca fait trop longtemps. Quand es-tu dispo ?"

Elle lui sourit taquinement

"- C'est toi qui demande ? Quand part-elle ?
- Dans trop longtemps. Je sens que je vais avoir une réunion qui va se prolonger bientôt. Très bientôt. Demain..."

Il l'embrasse dans le cou, lui caressant les fesses à travers son jean et se frottant contre elle. Elle hésite mais se laisse néanmoins aller contre lui. Elle craint toujours qu'ils ne soient surpris.

"- Ecoute, on en reparlera, faut qu'on remonte, tranche-t-elle
- Embrasse-moi"

Elle lui donne un baiser rapide et se dégage de ses bras. Elle repart vers l'escalier

"- N'oublie pas les bouteilles, lui dit-elle en retournant la tête, le pied sur la première marche de l'escalier. Elle se retourne et revient sur ses pas, d'ailleurs, donne-moi en une.

Georges arrive avec une bouteille à la main, l’air guilleret :
« - Muscat pour les dames, digestif pour les messieurs !
- Jo et Jo s’occupent des boissons, leurs conjoints des repas, que demandent les voisins, à boire ! s’exclame l’un des convives

Les verres tintent, les glaçons tombent dans les fonds, le liquide remplit les gorges.
- Santé !
- Alors, vous partez quand en vacances ?
- Bientôt, je commence à compter les jours, répond Johanne

Georges détourne la tête et lance une conversation du côté masculin. Il est assis très près d’elle, les clans se sont faits assez naturellement. Stella est présente aussi. Elle lève son verre et s’écrit
« - Et moi, je vais les rejoindre pour passer trois jours entre filles ! »

Johanne sourit et trinque avec elle.

« - On va s’éclater
- Un peu mon n’veu ! »

Son mari continue à discuter avec les hommes de la hausse de la bourse. Les assiettes circulent, les plats se vident. Les enfants jouent dans le jardin. La fin du mois d’août est fantastiquement ensoleillée.

« - On vous enverra des cartes postales ! »

Elle se penche vers Georges pour lui glisser alors qu’il écoute les femmes parler.

« - A toi aussi, puisque tu vas garder le chien !
- On vous attendra tous les deux derrière la fenêtre à votre retour
- En agitant …
- Exactement ! »


Un peu plus tard dans la cuisine…
« - Ça fait longtemps que tu couches avec ton voisin ? interroge Stella
- Pourquoi tu dis ça ? demande-t-elle, blanche comme un linge
- Parce que vous êtes intimes. Il évite de te toucher et il te regarde d’une drôle de manière. Et puis il est différent quand tu es là. Vous cachez quelque chose. Tu couches avec
- Promets de ne pas juger
- Pourquoi je jugerais ?
- Parce que tu le fais tout le temps. Je te raconterais plus tard, mais ne dis rien je t’en supplie »

Johanne touille la salade pour se donner contenance et reprendre ses esprits face au trouble qu’elle ressent encore d’avoir été découverte si facilement.
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MessageSujet: Re: [Nouvelle] Mon cher voisin   Mer 13 Avr - 9:36

Dans le café, assez calme, elles sont installées au fond de la salle devant deux bières aromatisées. Son amie est installée confortablement, appuyée contre le dossier du canapé, les jambes croisées. Elles ont parlé des dernières nouvelles, la conversation dévie très rapidement sur le barbecue.
« - Ca a commencé comment ? S’intéresse Stella
- il a prétexté un voyage professionnel et je l'ai rejoint en prétextant un reportage dans une autre ville pas loin. Le soir, il m'a emmenée en boîte, on a dansé ensemble toute la soirée. Bien sûr, tu t'en doutes, ça devenait de plus en plus chaud et on a fini dans la voiture.
- C'était votre première fois ?
- Ben oui, vu que la toute première, j'ai fini en larmes à moitié à poil dans ses bras.
- Euh là, va falloir que tu commences par le commencement... Je ne comprends rien.
- Je déprimais chez moi toute seul, il est venu prendre un café. On a fini à l’absinthe.
- Ah oui… T’as pété un plomb.
- Oui


- Et c'est comment au lit ?
- eh bien... Dit-elle avec un air mystérieux, il sait y faire...
- comment? Donne-moi des détails !
- t'as vu ses muscles ?
- moui, pas grand-chose, mais...
- ben c'est pas de la gonflette... Il arrive à me porter et me tenir assez longtemps pour qu'on s'amuse un peu
- sérieux? Moi qui le prenais pour un mec tranquille !
- le genre pantouflard devant la télé... Laisse-moi te dire qu'il cache bien son jeu.
- Sa femme ne lui demande plus rien ?
- Apparemment non, elle n'aime pas ça. Pourtant, il sait bien remuer son petit cul
- ah oui, les jeans lui vont bien...
- et en caleçon, il est encore mieux
Elles gloussent.
« - Ça a commencé comment ?
- J’ai rien vu venir, perso
- Mais pourquoi t’es allée le rejoindre dans cette chambre ?
- Tu connais l’impression de passer à côté de quelque chose ? Ou que c’est pas le bon moment.
- Oui, tu te rappelles de Greg ?
- Tout à fait ça. Sauf que j’ai voulu aller jusqu’au bout
- T’es amoureuse ?
- Non. On s’éclate. Il me fait penser à autre chose. Rien de plus.
- Un sex-friend très proche en somme
- C’est à peu près ça sauf que celui-là, il m’emmène au ciné après m’avoir filé un orgasme.
- Et tu peux peloter
- J’ai même goûté
- Noooooon !
- Oh que si ma belle et j’y suis allée… Il a eu du mal à se retenir de crier. Le siège d’à côté a encore les marques de ses doigts…
- Je ne te connaissais pas comme ça ! s’exclame-t-elle
- Moi non plus. Il m’avait chauffée et c’est venu comme ça »

Stella reprend une inspiration, elle a soudain des bouffées de vapeur à imaginer la scène.

« - Mais…. Avec ton mari … ?
- Ben tu sais, il est assez traditionnaliste… Le week-end, le dimanche matin parce qu’on a le temps… Ou le soir quand ça le gratte trop…
- Il n’a rien vu ?
- Non, je le laisse toujours faire comme d’hab
- Mais…
- J’ai la stabilité et l’entente avec l’officiel et l’éclate avec le voisin. » dit Johanne en buvant une gorgée

Elle se redresse sur le dossier du fauteuil

« - Je vois oui, les choses sont séparées
- Plus facile à gérer
- C’est clair. Perso, je ne saurais pas faire ça
- Je ne croyais pas non plus. Mais bon, je prends ce qu’on m’offre. On verra par la suite
- T’as raison, au moins, t’as pas de regrets
- On mange ici ?
- Si tu veux, j’ai pas donné d’heure. Tu le vois ce soir ?
- Non, la greluche est là
- Comment tu l’appelles… Z’étiez pas amies ?
- C’est un grand mot. Ca a jamais été le grand amour, mais là, je la vois plus parce qu’elle a raconté des trucs sur mon dos
- Comme quoi ?
- Il paraît que j’allume les hommes en bronzant dans mon jardin
- Ah oui ? T’as fait du nu intégral ?
- Uniquement quand elle était là, oui

Stella éclate de rire.

- Et tu t’étonnes
- C’était après qu’elle ait raconté que je les allumais avec mes petits shorts quand je fais mon footing
- T’as vu ses jambons ? Tu crois qu’elle peut porter des shorts ?
- Si elle met un stretch, ça fera salami ! s’exclame Stella en riant
- Donc… Je lui en ai donné pour ses ragots
- Et ton voisin, il en a dit quoi ?
- Qu’il aurait voulu profiter du spectacle… »

Elles rient ensemble alors que le serveur apporte la carte. Elles le regardent partir toutes les deux, détaillant son dos

« - Joli cul, expertise Stella
- Ah c’est sûr qu’il dormirait à la maison, je dormirais pas dans la baignoire
- T’as déjà deux mecs !
- Un petit quatre heures… Je ne suis pas jalouse
- Je suis sidérée que ton mec ne voit rien
- Il a sa petite vie… Le reste, il s’en fout. C’est si je le quitte que ça va le perturber. Il aura plus son chauffe-lit
- T’es sûre ?
- Non, réaliste »
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MessageSujet: Re: [Nouvelle] Mon cher voisin   Mer 13 Avr - 9:37

Assise seule dans le sauna, elle réfléchit aux derniers évènements de la veille. Elle a mis une huile à base d'agrume pour se détendre, mais elle n'y parvient pas. Le souvenir tenace de ce week-end la perturbe bien trop. Ce n'était pas un week-end d'amants, mais d'amoureux. Il avait posé une main possessive sur elle quand un homme l'avait invitée à danser. Pourtant, ils étaient libres, comme ils s'étaient dits. Pas d'attache, juste du plaisir. Pourquoi avait-il réagi ainsi ? Et maintenant, elle se questionnait elle-même, ces papillons dans le ventre dès qu'il lui souriait, la passion grandissante de leurs étreintes... Elle ne sait plus. Elle réfléchit au temps qu’ils ont passé ensemble. Juste eux deux, loin de leur environnement habituel. Elle est dubitative. Ils ont passé un excellent moment plein de passion et de sexe. C’était génial mais il y avait quelque chose de plus. Quelque chose qu’elle n’a pas compris. Enfin… Sur lequel elle s’interroge de plus en plus. Elle ne comprend pas. Bien sûr, depuis qu’elle le connaît, il n’a jamais parlé de sa femme. D’ordinaire, un homme marié parle de sa femme dans les dix minutes chrono. Certains battent le record, ils trouvent toujours le moyen de la placer, comme un bouclier. Minute papillon, je me contente de te demander si je peux prendre la chaise libre. Avec Jo, les choses ont été différentes dès le début. Ils ont fait connaissance à travers la haie, à l’endroit où elle s’arrête. Elle faisait bronzette dans le jardin et le ballon était tombé alors qu’il jouait avec ses enfants. Pile dans ses fleurs. Elle était fâchée mais son sourire et ses excuses l’avaient désarmée Elle avait mis un paréo pour ne pas montrer son bikini, histoire de ne pas se présenter presque nue au nouveau voisin. Le vent en avait décidé autrement. Elle était seule, avec son livre et son chien. Il dormait, la panse au soleil. Le temps était magnifique en cette fin du mois de juillet. Chacun profitait de son jardin durant ce dimanche. Personne ne tondait, l'ambiance générale du quartier était calme. Elle était installée au bord de sa piscine, sur sa chaise longue. Elle n'avait mis qu’un bikini rouge, qu'elle avait voulu essayer avant de partir en vacances avec une amie en Turquie la semaine suivante. Le paréo s'était ouvert intégralement, sur un coup de vent alors qu’ils faisaient connaissance, découvrant par la même occasion son anatomie qu'elle tentait de faire bronzer intensément. Elle avait attrapé un coup de soleil qui montrait un ventre écrevisse. C’était d’ailleurs lui qui lui avait fait remarquer.
Ses pensées retournent à leur rencontre impromptue au supermarché. Laquelle avait été la plus marquante ? Elle ne sait. Quand il était venu lui emprunter des œufs. Ils avaient discuté quelques minutes sous le porche. La fois suivante, il était entré et avait bu un coup avec celle. Sa femme était à la piscine avec les enfants. Ils avaient fini par se trouver des goûts communs dans beaucoup de domaines. La soirée s’était prolongée jusque tard dans un bar. Il avait raconté à sa femme qu’il allait rejoindre des copains. Premier mensonge avec elle. Un autre soir où la femme était à la piscine avec les enfants, elle était sortie dans le jardin et ils avaient discuté à travers la haie. Elle l'a d'ailleurs fait raccourcir de quelques centimètres encore, pour être à l'aise lors de leurs discussions de voisins dans le jardin. Bien plus discret que devant les maisons où tout le monde observait. Quoiqu’ils se méfiaient car certains avaient déjà remarqué qu’ils ne discutent que tous seuls, sans les conjoints. Il avait eu des questions anodines de certains. Et de sa femme aussi qui ne laissait rien passer. Elle interrogeait certainement les enfants à son retour pour savoir si papa avait discuté avec la voisine. Tout se passait en regards et en gestes que seuls eux comprennent. Dans le dernier livre qu'elle lui a prêté, elle lui a laissé un mot. Il l'a brûlé sitôt sa lecture, il lui avait montré qu'il l'avait utilisé pour faire un barbecue alors qu'elle était dans le jardin avec son mari. Aujourd'hui, il est en voyage. Il rentrera dans deux jours. Elle ne sait s’ils pourront se voir avec Georges. Lorsqu’ils étaient dans le jardin, il ne semblait point s’en occuper. Il était avec ses enfants, ils étaient seuls au monde. Il lui envoyait un SMS ou un email quand ils seront couchés. Ou ils discutaient sur Skype tranquillement, jusque tard dans la nuit. Elle ne doit pas organiser sa vie en fonction de lui. Tout doit être comme d’habitude. Ou elle est perdue. L’est-elle déjà ? Elle se replonge dans ses pensées, tentant de se concentrer sur les effets de la chaleur. Mais il a un de ces petits culs avec son short… Lorsqu’il était dans son jardin, il avait toujours un regard pour elle. Elle lui faisait un signe amical de voisine. Le rassurer. Elle a remis le même bikini rouge assez souvent car il lui a dit qu’il l’avait trouvée craquante dans sa tenue de sirène de Malibu. Elle prend congé pour aller au jaccuzzi, prétextant être restée assez longtemps au sauna. Elle s'installe dans l'eau qui dispense ses bulles sensées la relaxer. Elle allonge ses jambes en repensant à la soirée en boîte.
Et hier encore, quand elle lui a glissé un mot dans le livre, ses yeux parlaient pour lui. Il attendait encore qu’elle lui envoie quelque chose. Elle lui avait souri avec un clin d’œil. Mais elle savait qu’il en pensait bien plus. Et cette crise de jalousie qu’il lui a faite en boîte. Parce que c’en était une, mine de rien, bien cachée, mais elle avait vu qu’il n’aimait pas la voir danser avec un autre. Danser ou s’amuser ? Il semblait énervé. Elle avait senti des mains sur ses hanches et un visage qui se pose contre le sien, surprise, elle s'apprête à gifler le malotru quand elle voit qu'il s'agit de George. Cette intimité affichée la dérange, mais elle n’avait rien dit, dans l'obscurité, il y a peu de chances qu'ils soient vus ainsi. Il lui avait glissé qu'il sortait un peu. Elle avait acquiescé et laissé aller en continuant à danser avec son cavalier. Elle ne s'était plus occupée, plongée dans la musique et l'ambiance. Une chanson était passée, puis deux... Personne, elle avait décidé de sortir pour aller voir ce qu'il se passait. Il fumait, elle l’avait regardé, surprise, il ne fumait plus depuis plusieurs années. Elle s'était assise à côté de lui et avait posé la main sur son genou.
« - Que se passe-t-il ?
- Rien, t'inquiète
- Jo, ça ne va pas, je le vois bien, qu'est-ce qu'il y a ?
- On peut y aller, j'aime pas l'endroit. »

Elle s’était levée et lui avait souri.

« - Comme tu veux, je vais aller saluer tout le monde alors.
- Je t'attends ici

Elle était partie, étonnée. Il semblait s'être bien amusé la dernière fois, mais cette fois-ci, il semblait contrarié. Elle ne comprenait pas, mais elle lui en parlerait tout à l'heure, sur la route. Ils étaient partis à une seule voiture, l'autre étant restée à l'hôtel. Dormirait-elle sur place ? Elle n'en avait pas la moindre idée. Théoriquement, il le lui avait laissé sous-entendre, mais peut être qu'il avait un autre rendez-vous. Il l'avait réservée pour deux jours.

- Ca va pas avec ton mec ? s’était intéressée une copine de la soirée
- Si si, mais il ne se sent pas bien, on va rentrer
- En tout cas, il danse super bien !

Une chanson plus douce passe et le voilà qui revienait sur la piste et lui tendait la main pour qu'elle danse avec lui. Elle ne comprenait plus rien. Elle avait pris sa main et était venue contre lui. Il l'avait enlacée très près, elle lui avait souri, se laissant faire. Elle le préfèrait ainsi. Il sentait la cigarette, mais elle ne lui avait rien dit, préfèrant profiter du moment. Il avait collé son visage contre le sien, la bouche près de son oreille.

- Passe la nuit avec moi, et celle d'après...
- T'es sûr ?
- Oui, je l'ai prise pour nous deux cette chambre, ton mari n'est pas là, tu es libre...
- Tu me fliques ?
- Non, j'ai juste envie de passer deux jours avec toi, loin de tout. Demain, je t'emmène dans un endroit que tu n'as jamais vu

Il lui avait glissé une bise très appuyée sur le lobe de l'oreille. Elle sent bien qu'il se retient de l'embrasser dans le cou. De toute manière, ses connaissances n’étaient pas dupes, soit ils le prenaient pour son mari, pour le peu qui savaient, soit... Ils avaient bien compris qu'il était son mec. Elle n'en avait cure, ils ne verraient jamais son officiel. Elle était plus tracassée par sa réaction et sa demande. Etait-il jaloux tout à l'heure ? Elle le verrait plus tard.

Il ne l'avait plus quittée de la soirée. Ils avaient dansé encore sur deux ou trois musiques quand il lui avait pris la main et murmuré à l'oreille

- Viens, j'ai envie de toi

Elle l’avait suivi sans un mot. Où l'emmenait-il ? Elle n'en avait aucune idée. Une pensée fugace sur leurs galipettes dans la voiture, mais celle-ci était bien moins confortable, à moins que l'envie ne soit trop pressante et que... Après tout, il ne faisait pas si froid dehors, ils pourraient aussi s'amuser sur le capot. Il lui avait pris la main et noué ses doigts aux siens. Lorsqu'ils sont seuls près de la voiture, il l'avait attirée à lui et l'embrassée passionnément.

- Où veux-tu aller ?
- C'est à toi de me dire, as-tu une idée en tête ?
- A part te caresser partout, non

Elle avait rougi et détourné la tête en voyant ses yeux.

- Allons dans un endroit plus tranquille alors.

Il lui avait souri et était allé lui ouvrir la portière.

- A l'hôtel, la chambre est préparée pour les amoureux avec tout ce qu'il faut

Elle lui avait souri

- Tu as tout prévu, dis-moi
- J'ai envie de passer un bon moment avec toi »

Dans la voiture sur le retour de ce week-end, elle avait entendu la chanson Every breath you take, celle qu’ils avaient choisie avec son fiancé alors qu’ils faisaient la play-list avec le DJ. Est-ce qu’elle lui avait remué les entrailles comme avant ? Non. La passion est retombée. Elle n’avait pas réussi à bloquer le souvenir de leur danse, des paroles qu’il lui avait prononcées à l’oreille à ce moment-là. Serait-il capable de les prononcer à nouveau avec sincérité. Elle en doutait. Par contre, avec Jo, cette sincérité, elle l’a. Bien plus qu’elle ne l’avait pensé. Ses mots à son oreille, ses gestes de plus en plus tendres. Il tombe amoureux, c’est sûr. Il ne lui parle plus d’autres femmes qu’il rencontre. Aucune. Alors qu’au début… Même autour d’un verre il lui expliquait ce qu’il comptait faire avec unetelle ou unetelle. Restaurant, ciné, soirée… Combien de temps il l’avait vue… Sans détails scabreux, mais elle savait. Parfois, il lui demandait son avis sur leur réaction ou autre. Ces derniers temps, rien. Elle ne lui demandait rien non plus. Était-elle jalouse ? Aucune idée. Est-ce que ça la dérangeait qu’il aille voir ailleurs ? Bien sûr que non ! Ils ne sont pas ensemble ! Elle avait pilé au stop, interdite par la voiture qui passait au même moment sur la route perpendiculaire. Ne pas y penser en conduisant. Trop dangereux. Elle avait été klaxonnée par le type derrière qui avait manqué de lui rentrer dedans. La porte s’ouvre, un habitué. Elle va devoir parler. Elle n’en a pas vraiment envie mais cela lui fera du bien de ne plus y penser.

Mais rapidement, son esprit revient vite sur ces deux jours qu’ils ont passés ensemble. La chambre était superbe, avec des draps doux, une baignoire assez grande, une atmosphère douce, le nécessaire de boissons et tout ce qu'il faut. Il avait commandé du champagne qui était arrivé dès qu'ils avaient fini leur visite. Elle l’avait regardé, ravie, et applaudit.

- Ca a dû te coûter un bras, pourquoi tout ça ?
- Pour toi... Parce que tu le mérites...

Il l'avait enlacée et embrassée tendrement. Elle s’était laissée aller dans ses bras, ravie. Elle n'a plus ressenti ces papillons dans le ventre depuis longtemps. Elle avait ouvert sa chemise avec empressement pour sentir sa peau et le caresser de plus près. Sa robe tombe vite à ses pieds, il l’avait faite reculer sur le lit et allongée doucement.

- Laisse-moi te faire l'amour comme tu le mérites...

Ses yeux brillaient de passion et d'autre chose qu'elle ne voyait plus, tout était si bon. Elle ne voulait penser à rien d'autre que ce qu'il était en train de lui faire et... Elle oubliait le reste, elle s’était laissée envahir par le plaisir alors qu'il l'explorait profondément. Ils avaient dormi dans les bras l'un de l'autre. Elle s’était laissée dorloter, c'est si bon, même si elle sait qu'elle ne pouvait pas rester ainsi et qu'il ne s'agissait que de deux jours. Ils reprendraient ensuite leurs vies respectives. Elle allait devoir garder cette habitude qu'il voit d'autres femmes et qu'il n'était pas pour elle. Sa femme pourrait aussi vouloir le reconquérir. Elle s’était glissée dans ses bras et avait posé sa tête contre sa poitrine. Il l’avait serrée contre lui et lui avait murmuré.

- Je suis si bien avec toi mon amour

Elle avait écarquillé les yeux. Elle devait encore être sous le charme. Ou elle avait mal compris, ou... Elle ne savait pas. Elle avait préféré se rendormir pour ne pas trop y penser. Qu'est-ce que ça voulait dire ça ? Elle s’était réveillée contre lui, elle avait ouvert les yeux l'avait embrassé doucement.

- Bonjour vous
- Bonjour beauté
- Bien dormi ?
- Merveilleusement, surtout contre toi

Elle lui avait sourit et s’était levée pour aller prendre une douche

- Veux-tu le petit-déjeuner ici ?
- Nous pouvons descendre non ?
- Ou nous pouvons le commander d'ici une heure, nous doucher et profiter du moment pour...

Il était déjà nu contre elle, tendu. Elle l’avait caressé en le regardant dans les yeux, passionnée. Oublié tout le reste, ce qui les lie est la passion avant tout. Elle s’était laissée entraîner par la vague qui la submergea à nouveau. Leur journée avait été magnifique, il l'avait emmenée au musée, puis manger dans un petit restaurant intime où ils avaient profité pour parler et échanger sur ce qu'ils avaient vu dans la matinée. Il lui prit la main et glissa ses doigts entre les siens. Il la regarda en lui souriant

- Je suis heureux que ça t'ai plu
- Comment veux-tu que je ne sois pas contente de ça, j'en rêvais !
- Je sais. Et cet après-midi, nous allons visiter le château
- T'es un ange !

Elle se leva pour aller l'embrasser doucement.

- Arrête, ou je vais définitivement oublier mes résolutions.

Elle le regarda plus intensément mais ne répondit pas. Elle pensait connaître la teneur de ses résolutions. Elle ne veut rien savoir. Juste profiter du moment présent. Il était adorable, ils partageaient une passion et en profitaient pour tout découvrir ensemble. Ils auraient bien le temps de parler de tout ça quand ils iraient au cours ensemble. Après. L'après-midi se passa dans la même engeance. Leur nuit fut passionnée, tout autant, si ce n'était plus. Elle pouvait dire que le bonheur était atteint et qu'elle voudrait garder cette plénitude qu'elle avait actuellement dans ses bras. Elle s'était endormie contre lui, se demandant où elle était, ce qu'elle avait fait et si elle n'était pas en train de perdre le contrôle de la situation. Il était si gentil avec elle, il la regardait différemment avec le temps, et c'est cela qui lui fait peur aussi. Exit leur complicité et leur grande amitié. Elles ont laissé place à autre chose, mais quoi ? Elle s’était dit qu'elle y penserait plus tard. Pour l'heure, elle avait un autre projet. Elle lui caressa tendrement le dos et s’était relevée pour lui chuchoter à l'oreille

- Bonjour vous... Alors ce petit dej, on se le prend nus ici ou tu veux t'habiller et descendre le prendre en public ?
- Et toi, je te prends quand ? Tu crois qu'ils vont nous amener de la confiture dont je pourrais te badigeonner pour te déguster autrement ?

Elle avait fondu littéralement et s’était laissée à nouveau entraîner dans la passion qu'il lui manifestait. Leur journée avait été tout aussi douce, ponctuée d'une promenade en amoureux, enlacés dans la forêt où ils peuvaient pique-niquer tranquillement, l'un contre l'autre.

Elle est partie en vacances durant une semaine, il lui a manifesté plus d’affection et de sensation de manque que son mari. Pourtant, ils sont censés être amis avant tout. Aujourd’hui, que sont-ils ? Ils s’amusaient à flirter depuis un bon moment ensemble, elle aimait voir son regard ou entendre ses allusions sur son physique qu’il avait l’air de trouver à son goût. Elle n’y prêtait pas plus attention jusqu’à ce fameux soir où elle a hésité à franchir la barrière très fine qu’il restait.
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MessageSujet: Re: [Nouvelle] Mon cher voisin   Mer 13 Avr - 9:40

« - Ça fait combien de temps que tu la sautes cette salope ?
- Ce n’est pas la question
- Si ! Elle me voit tous les jours, elle me parle et elle se moque de moi dans mon dos cette garce !
- Arrête de hurler
- Je hurlerais si je veux ! T’es contente de toi, sale garce ! »

Elle est dehors, dans son jardin, près de la haie pour déblatérer.

« - Elle n’est pas là, arrête ton cirque.
- M’en fous ! Les voisins sauront que c’est une salope !
- Arrête ça immédiatement ou j’appelle les flics !
- Tu feras pas ça à ta femme !
- Je vais me gêner ! Ou est-ce que tu vois ma femme toi ? Vingt-six mois que tu ne veux plus que je te touche !
- Et alors ? C’est une raison pour sauter l’autre pouf’ ?
- Elle au moins c’est une vraie femme !
- Ah ça, à montrer son cul à tout le monde !
- Et si tu veux tout savoir, il n’y a qu’elle que je saute ! Je change régulièrement histoire de me rappeler que je suis un homme, parce qu’ici…

Rachel éclate en sanglots

- Arrête, les voisins vont t’entendre
- Oui et alors ? Tu veux qu’ils sachent sur Johanne mais pas sur toi ?
Elle tente de l’entraîner dans la maison mais il reste dehors, furieux. Il continue à crier

- Deux ans que t’es plus ma femme ! Non, plus de 2 ans ! Quelle excuse ? Je ne sais plus, je ne les compte plus. Tu veux même pas que je te touche !
- Arrête…
- Pourquoi ? Parce que tu ne supportes pas qu’on déballe tes histoires ? Celle de l’autre pouf comme tu dis, on peut, mais pas les tiennes, hein ? Depuis que t’as eu TES enfants… Ou ce sont tes enfants. Quand ils sont là, plus rien n’existe. Ni moi, ni le reste du monde. Il la regarde froidement. Tu veux savoir pourquoi elle ? Parce qu’elle est accessible. Elle est gentille et elle me parle, elle. Non je ne l’ai pas choisi. Je ne l’ai même pas voulu. Ça s’est fait comme ça. Parce que c’est un être humain normal. Pas une mère qui ne pense à rien d’autre.
- Tu dois pas être le seul dont elle s’occupe, avec le défilé qu’il y a ici, elle a bien à s’occuper.
- Ne parles pas de ce que tu ne pratiques plus depuis longtemps. Au moins avec moi.

Elle le regarde les larmes aux yeux à nouveau.

- Il n’y a jamais eu que toi. Malgré tout.
- Malgré quoi ? C’est pas faute d’avoir tenté de sauver notre couple mais j’étais seul.
- Tu comprends pas…
- Non, ça fait un moment que j’ai arrêté de chercher à comprendre
- Tu m’aimes plus !
- Non plus
- Et elle, tu l’aimes ?
- Ca ne te regarde pas
- Ca veut dire que tu l’aimes, je te connais…
- C’est pas ton problème

Mais c’est le sien à elle. Johanne l’écoute à travers la haie vitre entr’ouverte. Elle est rentrée depuis peu. Elle vient d’entendre la dispute tellement ils criaient fort. Elle a vu de l’agitation dans la rue et les gens qui rentraient chez eux quand elle est rentrée. En entendant le contenu de la dispute, elle a compris. Plus encore quand elle a entendu Rachel qui a compris elle aussi. Elle reste contre le mur, interdite. Elle ne sait que faire.
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